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Une famille recomposée

Andrew n’est pas croyant mais la petite église abrite un harmonium hors d’usage. Andrew trouve moyen de le faire réparer, ce qui permet à Norah de s’y asseoir et d’en jouer durant la messe. Le son est aigre, les notes qui se prolongent ne laissent pas de chevroter, mais cette musique a du succès, si bien qu’en quelques semaines le public, habituellement composé de quatre ou cinq fidèles, double son effectif. Le prêtre a de l’humour. Il dit : “On se croirait à Rome.”
Le prêtre s’appelle Kwame. Il est ghanéen et lecteur attentif d’ouvrages de psychanalyse. Andrew entretient avec lui un dialogue qui se noue dans la minuscule sacristie où ils restent debout, dans les parfums mêlés d’encens, de poussière et de moisi, et qui se poursuit par e-mails.
Andrew n’a jamais cessé de correspondre avec Fiona, son étudiante préférée. Il lui écrit que Kwame est très admiratif de la doctrine de Françoise Dolto et qu’il songe à ouvrir une crèche, dans le quartier de l’église, qui fonctionnerait sur le pri…

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