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Un tigre à Monaco (5)

Pour autant, c’est vrai, il y avait des moments où je perdais le contact avec Severo Milton et avec ses tigres. Où je ne savais plus que dire ni que penser les concernant. Où je ne savais plus pourquoi je les avais aimés, et encore moins pourquoi le « marché de l’art » (quel mot terrible !) en raffolait tellement. C’était alors comme si ceux-ci s’étaient éloignés de moi, comme s’ils étaient retournés se perdre dans l’obscurité de la jungle. Au cœur des ténèbres. Or, le plus étrange est que, dans ces moments, je ne pouvais pas me dire que je les retrouverais en allant me planter devant les toiles de l’atelier. Celui-ci m’était ouvert, je bénéficiais de ce privilège unique, que beaucoup d’amateurs à travers le monde m’enviaient. Il suffisait que je me présente à l’entrée principale de l’imposant immeuble ; que je passe devant le comptoir du concierge qui me saluait par mon nom ; que j’indique celui de « Monsieur Milton » au groom qui m’ouvrait l’ascenseur, un coquet salon aux parois de v

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