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Évaluez les M@P

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Comme on apprenait la musique

Mon but, quand j’ai tardivement entrepris de produire une thèse de linguistique sous la direction d’Alain Bentolila, était de réintroduire la mémoire et la voix dans les pratiques d’apprentissage de la lecture d’où la modernité pédagogique les avait proscrites. Je souhaitais m’appuyer sur ma propre expérience d’instituteur, mais aussi sur un héritage culturel dont je me trouvais dépositaire et qui, étonnement, concernait non pas les lettres mais la musique.

Dans la famille de mon père, de Napolitains émigrés en Algérie avant que la guerre ne les fît s’installer en France, il était de tradition que les enfants apprennent la musique. Or, cet apprentissage s’opérait dans des conditions très particulières, qui contrastaient avec ce qu’il était convenu de faire à l’école concernant la lecture et la langue.

Il ne concernait pas la musique en général mais le jeu d’un ou plusieurs instruments. On parlait d’apprendre la guitare, la mandoline ou le piano. Au moins pour les plus anciens, il s’o…

Des cours de cuisine

Des millions de personnes de par le monde prennent des cours de cuisine. Demandons-nous quelles sont leurs motivations. Pour certaines d’entre elles, c’est le médecin sans doute qui leur a recommandé de le faire, parce qu’elles sont en surpoids et qu’elles doivent apprendre à se nourrir de manière plus équilibrée. Des analyses de sang montrent qu’il y a urgence. Les principes diététiques seront au cœur du projet. Au moins provisoirement. Car si tout se passe comme elles peuvent l’espérer, il n’est pas du tout exclu qu’elles aillent bientôt rejoindre la seconde cohorte. Celle, très majoritaire, des personnes animées non pas par un souci de santé mais par un double désir, (i) celui d’apprendre auprès d’un chef réputé, que ce soit au niveau international ou seulement dans son quartier ou son pâté de maisons, (ii) celui de savoir préparer des plats un peu compliqués, un peu savants, qui leur font envie peut-être depuis l’enfance et qu’elles souhaitent partager avec des amis.

Notons tout …

La mission du professeur de français

Quand un professeur de français donne à lire à ses élèves un poème de Paul Verlaine, ceux-ci doivent consentir un effort. Et s’ils veulent bien baisser la tête et concentrer leur attention le temps nécessaire pour le poème se révèle, pour qu’il s’ouvre à leurs yeux et à leur esprit, ce ne sera pas parce qu’il est signé Paul Verlaine, ni parce qu’une commission ministérielle a décidé qu’il serait au programme, mais parce que la demande émane d’un adulte en qui ils ont confiance.

Les commissions ministérielles peuvent se réunir et définir les programmes les plus compliqués et les plus chargés du monde, la mission d’un professeur de français ne consiste en rien d’autre qu’à enseigner la langue et enseigner les textes. Et, plus précisément encore, à enseigner la langue dans les textes. Et, pour remplir cette mission, il doit connaître les textes comme d’autres spécialistes connaissent les plantes médicinales qu’ils vont cueillir dans la montagne, et il doit les choisir un à un, avec soin…

Des lettres et des graphèmes

Ferdinand de Saussure répugnait à écrire, du moins à publier. Cette réticence est un trait du personnage, porté à la réserve. Mais elle est révélatrice surtout de la manière dont les faits linguistiques se dérobent à l’étude. Émile Benveniste cite une note de 1910 dans laquelle Saussure indique : “Ailleurs il y a des choses, des objets donnés, que l’on est libre de considérer ensuite à différents points de vue. Ici il y a d’abord des points de vue, justes ou faux, mais uniquement des points de vue, à l’aide desquels on crée secondairement des choses. Ces créations se trouvent correspondre à des réalités quand le point de départ est juste ou n’y pas correspondre dans le cas contraire ; mais dans les deux cas aucune chose, aucun objet n’est donné un seul instant en soi. Non pas même quand il s’agit du fait le plus matériel, le plus évidemment défini en soi en apparence, comme serait une suite de sons vocaux”.

Quand on s’est fatigué de ressasser l'approximation selon laquelle les le…

Vous voulez l’aider ?

Beaucoup de parents et de grands-parents ont à cœur d’accompagner les premiers pas des apprentis lecteurs. Ils ont raison de le faire. Ils nouent ainsi avec leurs enfants – ou ceux des autres – un lien qui ne s’effacera jamais. Et pourtant nous devons reconnaître que cette activité prend souvent un tour décevant. Qu’il arrive, hélas, que le succès ne soit pas au rendez-vous. Et, en cas d’échec, les protagonistes gardent de l’expérience un souvenir amer.

Que s’est-il donc passé ? Le proverbe affirme que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Se peut-il que ce ne soit pas en lisant que l’on apprenne à lire ?

Dans l’immense majorité des cas, l’adulte qui lit pour son propre compte le fait dans des textes qu’il ne connaît pas et qu’il veut découvrir. Aussi, quand il s’adresse à un enfant, songe-t-il tout naturellement à lui proposer des textes que celui-ci découvrira chemin faisant, comme l’aventurier découvre des contrées nouvelles. En un mot, il lui demande de lire comme lui-même l…