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Imrân

Chaque soir, quand il avait fini son travail, que le garage était fermé, qu’il avait dit au revoir à son patron et aux autres ouvriers, Imrân allait boire un thé à la menthe à la terrasse d’un café qui faisait PMU, sur un place de Levens. Celle-ci était ornée de grands platanes. On y jouait à la pétanque en buvant des pastis. Imrân ne touchait pas à l’alcool, ni d’ailleurs aux boules, mais il lui arrivait de compter les points. Ce thé à la menthe était le rituel paisible et quotidien qui le rattachait à l’Algérie. Chaque été, il retournait à Hussein-Dey pour embrasser ses parents et les autres membres de sa famille. Mais chaque été, il lui était plus difficile de s’y sentir chez lui. Il parlait juste assez bien l’arabe pour s’entretenir avec les siens. Le reste de l’année, quand l’un d’entre eux était malade, ou quand lui-même était malade, ou seulement trop triste de les sentir si loin, il y avait une cabine téléphonique dressée sous un lampadaire. Il s’y tenait debout aux heures du s

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