Descartes et les langues naturelles

Descartes présente comme un postulat de base de sa méthode celui selon lequel “… il n’y a pas tant de perfection dans les ouvrages composés de plusieurs pièces, et faits de la main de divers maîtres, qu’en ceux auxquels un seul a travaillé” (Discours de la méthode, début de la Seconde partie). Il est clair qu’à ce compte les langues dites “naturelles” doivent être regardées comme très imparfaites, et, en effet, d’une certaine manière, sous certains aspects, elles le sont. Pour autant il est remarquable aussi qu’aucune langue inventée n’a jamais atteint la puissance des langues naturelles. Sans doute parce qu’une langue, pour traverser le temps, a besoin d'une charpente solide mais aussi de pouvoir s'adapter sans cesse à de nouveaux besoins. Ainsi voyons-nous, d'un côté les mots-outils (grammaticaux) dont le nombre ne change pas, de l'autre les mots-lexicaux (ou mots pleins) dont la liste ne cesse d’évoluer.

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