mercredi 17 avril 2019

Marie Bashkirtseff | Anatole France



Elle manque de tout parce qu’elle veut tout. Elle est dans une affreuse détresse, elle pousse des cris d’angoisse. Et pourtant elle aime la vie. "Je la trouve bonne, dit-elle. Le croira-t-on ? Je trouve tout bon et agréable, jusqu’aux larmes, jusqu’à la douleur. J’aime pleurer, j’aime me désespérer. J’aime à être chagrine et triste… et j’aime la vie malgré tout. Je veux vivre. Ce serait cruel de me faire mourir quand je suis si accommodante." À certaines heures, elle a l’obscure et terrible conscience du mal qu’elle couve. Dès le printemps de 1876, elle se sent touchée. "Tout à l’heure, écrit-elle à la date du 3 juin, en sortant de mon cabinet de toilette, je me suis superstitieusement effrayée. J’ai vu à côté de moi une femme vêtue d’une longue robe blanche, une lumière à la main, et regardant, la tête un peu inclinée et plaintive, comme ces fantômes des légendes allemandes."

+ La Vie littéraire (1921). Sur Wikisource
+ Marie Bashkirtseff sur Wikipédia
+ Chopin Nocturne No. 20 perf. by Wladyslaw Szpilman - "The Pianist"
+ F. Liszt - "Ständchen" Piano Transcriptions After Schubert - Khatia Buniatishvili


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