samedi 6 juillet 2019

L'Écluse numéro 1 | Georges Simenon



+ Plein écran

Canicule. Animé jusqu'à hier, sur le campus de Saint Jean d’Angely, un premier module de formation (8 heures sur 5 jours) de l’académie d’été Francophonia où je proposais mes M@P. Accueil plein de curiosité et de gentillesse d’un public de professeurs de français venus de différents pays (Albanie, Danemark, Italie, Roumanie, Serbie, Suède, USA). Je débuterai lundi, dans les mêmes conditions, un second module du même format. À côté de cela, chargé sur ma Kindle (et sur l’iPhone) le tome 3 du Tout Maigret (Omnibus) avec les couvertures de Loustal et, ici, une préface de Philippe Claudel que je garde pour plus tard. Le premier titre du volume est Liberty Bar (1932), qui ne m’a pas déçu, puis je finis L’Écluse n° 1 (1933) dont je gardais un souvenir plus imprécis (en fait je me souvenais surtout de Jean Yanne interprète du rôle d'Émile Ducrau, dans le téléfilm d'Olivier Schatzky avec Bruno Cremer, daté de 1994). Contraste entre la vision poétique quasi hallucinatoire des scènes (Charenton, la Marne, les canaux… ) et la maladresse (relative) de l’intrigue romanesque. Comme s’il fallait que la puissance de l’une se paie nécessairement par la faiblesse de l’autre. Le passage que j’ai adapté en M@P se poursuit par "Il imaginait la Toison d’Or grignotant le ruban d’eau, heure par heure, jour par jour, jusqu’à quelque quai de déchargement, Aline à la barre, le bébé dans son berceau, sur le pont sans doute, près du gouvernail, et le vieux à terre, derrière ses chevaux. Un vieil ivrogne, une folle et un nourrisson…" lignes qui terminent le chapitre 3, que je trouve très belles mais que je n'ai pas gardées à cause de la violence de la dernière phrase.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Notre crooner des rues - La loi et le règlement

Il suffira que je dise " notre crooner des rues" , tous les niçois le reconnaitront. Il est onze heures sur la Place Masséna, deu...