Hugo | Demain, dès l'aube...



Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

3 septembre 1847

Funérailles de V. Hugo (Paris, le 1er juin 1885)

Commentaires

  1. Travaillé ce matin dans une classe de 3e du collège Maurice Jaubert à Nice (réf. Virginie Manouguian). Excellent accueil.

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  2. Séance en 3e REP + à lariane, 23 élèves présents, très attentifs et participatifs. Après avoir émis plusieurs hypothèses sur la destinataire du poème de Hugo, c'est fiers de leurs capacités de déduction qu'ils ont découvert Léopoldine et sa triste histoire. Les élèves les moins actifs d'ordinaire ont pris part au moulin à parole avec beaucoup d'intérêt, poème à apprendre pour la séance prochaine... À suivre !

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  3. Travaillé cet après-midi avec un groupe de 6 élèves désignés par la MLDS. Dans un grand calme, des échanges teintés d'humour. Deux heures qui passent à toute vitesse.

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