Reverdy | Fétiche



Petite poupée, marionnette porte-bonheur, elle se débat à ma fenêtre, au gré du vent. La pluie a mouillé sa robe, sa figure et ses mains qui déteignent. Elle a même perdu une jambe. Mais sa bague reste, et, avec elle, son pouvoir. L'hiver elle frappe à la vitre de son petit pied chaussé de bleu et danse, danse de joie, de froid pour réchauffer son cœur, son cœur de bois porte-bonheur. La nuit, elle lève ses bras suppliants vers les étoiles.

Commentaires

  1. Le pouvoir des objets de l'enfance... Splendide texte, stylistiquement superbe, symboliquement profond mais immédiatement évocatoire et très accessible.
    J'ai réutilisé le m@p ce jour avec des enfants hospitalisés, il est très efficace et a captivé une attention touchante :)

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