Une œuvre aide à lire l’autre

Ce matin, au collège Maurice Jaubert (REP de L’Ariane), une collègue et amie m’a demandé si je n’avais pas, au catalogue des M@P, Les Conquérants de José-Maria de Hérédia. Je lui ai répondu que non, et que je gardais de ce sonnet le souvenir d’une œuvre académique, au style contourné et vieilli. Et puis, rentré chez moi, je l’ai relu, et j’ai été surpris de lui trouver une puissance que je n’attendais pas, hallucinatoire en particulier dans le second tercet. Et, en le relisant encore, m’est venu à l’esprit le souvenir d’un autre sonnet, celui, postérieur, du Navire mystique d’Antonin Artaud. Et que le sonnet d’Artaud ait pu être inspiré par celui de Hérédia changeait soudain l’éclairage sous lequel m’apparaissaient l’un et l’autre. En eux, je reconnaissais deux purs diamants.


Commentaires

  1. merci de me faire relire Hérédia , ce sonnet qui m’est resté vif depuis le lycée (avec quelque honte parfois parce que comme tu l’écris il n’était pas bien estimé lorsque nous étions jeunes hommes) 😊

    RépondreSupprimer
  2. Verlaine: « le Sonnet, déjà triomphant à nouveau depuis 1830 eut en cet Espagnol superbement Français son grand poète définitif. Cela sans contestation aucune. «

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J’ai longtemps sous-estimé Verlaine. Je l'ai non pas sous-estimé dans l'absolu, mais j e lui refusais le premier rang,. Je dois à R.-L. Borges et à toi, et sans doute aussi à Barbara (cf. Göttingen), d’avoir pu corriger cette erreur.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés