Le désir d'abord

Quand je m'interroge à propos de l'avenir d'un élève, la première question que je me pose n'est pas celle de savoir quelles sont ses compétences actuelles, encore moins s'il a bien appris à apprendre. Elle est juste de savoir s'il a acquis le goût de certaine discipline et laquelle. Et si la réponse est positive, je l'encourage à travailler (cultiver) cette discipline de préférence aux autres. La logique de l'école programmée est de rattraper les élèves dans les disciplines où ils sont faibles, et qu'en général ils détestent. Ce qui revient à les forcer. Celle de l'école vivante est, au contraire, de les aider et encourager autant que faire se peut dans celles où ils réussissent le mieux. Et qu'ils aiment. Si ton élève a la chance de devenir un danseur, qu'as-tu à faire qu'il sache faire les divisions à deux chiffres? Qu'il danse!

Commentaires

Nous vivons depuis longtemps dans une société individualiste où chacun doit savoir tout faire, entrechats et divisions, cuisine et dissertations, mécanique et politique... On construit des adultes frustrés, avec une piètre estime d'eux même car nul n'est bon en tout, ce qui nous pousse à nous penser bons à rien bien souvent... alors qu'on pourrait être chacun épanouis dans nos projets et nos élans propres de vie, trouver notre juste place dans la société, se rendre réellement utile à la communauté humaine et interagir en complémentarité en mettant en oeuvre chacun ses talents propres au service de tous... mais le chemin est encore long...
Ars legendi 06 a dit…
Nous nous comprenons bien. Je suis entièrement d'accord avec ce que tu écris là

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