Mélancolie

La nuit il trouve son chemin dans un dédale de rues étroites, derrière la place où il y a de la musique et de la lumière.

Le jour il s’adonne à la violence du soleil et du vent sur les champs de tournesols, les plumes des oiseaux aveugles dans l’oliveraie, les taureaux qu’on aperçoit de loin.

Il se souvient d’un mariage, de la sortie des mariés sur la place d’une église, de la voiture à chevaux qui les emmène devant le groupe des parents et amis qui leur jettent des fleurs. Plus tard, que l’auberge où a lieu le banquet est un ancien moulin à eau et qu’on entend le grondement du torrent en contrebas de la terrasse.

La nuit il se dirige dans le dédale des rues obscures, les yeux fermés, jusqu’au cabaret où les silhouettes comme lui n’ont pas de visages, juste un chapeau noir à large bord incliné sur les yeux.

Au retour du cabaret, il y a le fleuve.

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