Langage épicène

Il est curieux que ne soit même pas évoquée (à ma connaissance) la solution qui serait (sera) la plus simple pour éviter l’androcentrisme marqué par l'utilisation dite générique de la forme grammaticale masculine, et qui consisterait (consistera) dans la suppression du féminin dans la désignation des sujets humains. Le masculin ne serait (sera) plus alors le masculin mais bien effectivement un neutre qui désignerait (désignera) tous les êtres humains (voire tous les animaux, voire tous les vivants) sans considération ni de leur sexe ni de leur genre. Il suffira alors, dans les cas qui paraissent indispensables au locuteur ou au scripteur, d’ajouter une mention du type « Il (homme) etc » ou « Il (femme) etc », et le tour sera joué. Il me semble même avoir remarqué une pareille tendance dans les collèges de banlieues où j’ai travaillé.

Commentaires

MRG a dit…
Il y a des langues, et pas des moindres, le chinois, les langues turques, qui ne connaissent pas le genre grammatical. Il y en a d’autres où le genre grammatical ne se fonde pas sur la différence sexuelle, qui distinguent entre l’animé et l’inanimé par exemple. Il ne semble pas leur manquer et au cas où l'on suivrait ta suggestion on pourrait y trouver des modèles. Après, il serait intéressant d’évaluer si la condition féminine y est meilleure.
MRG a dit…
Une chose intéressante quant au chinois, c’est que la différence de genre (sexuel) est introduite à l’écrit: « il » ou « elle » se disent pareillement « tā » mais s’écrivent 他 ou 她 en fonction du sexe, 女 étant l’image de la femme et 人 celle, non du mâle mais de l’homme en général, de l’être humain, c'est-à-dire que ce qui est marqué (à l'écrit seulement) c'est, comme en français, le féminin seulement. Je suppose qu’en cas de pluriel mixte on écrit 他们.

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