Pourquoi pas Iel ?

"À l’arrêt du bus, il y avait trois personnes." Si ces trois personnes sont toutes des hommes, continuerai-je mon récit en disant Elles? Par ex. "Elles sont descendues deux arrêts (ou 3 enfers) plus loin?" En français le Elle(s) n’est pas neutre. Il est la marque distinctive. Si je dis Elle(s), c’est Elle(s) et pas Lui. Alors, que dois-je faire? Dire, d’emblée, "À l’arrêt du bus, il y avait trois hommes"? Peut-être. Mais vous voyez qu’au départ je m’en fichais un peu qu'il s'agisse de garçons plutôt que de filles. Je les voyais de loin. Ils ou elles étaient chaudement vêtu(e)s. Ils ou elles se protégeaient du froid et de la pluie en attendant l’arrivée du bus. Il va de soi que ces (e) et (s) ne sont pas très enthousiasmants, qu’ils ne constituent pas une très crédible solution d’avenir. Pour autant, il me semble que nous avons bien effectivement un problème de neutre. Qu’il serait hypocrite de faire comme si ce n’était pas le cas. Les hommes, les pauvres hommes ne sont pas d’abord et uniquement des mâles. Ce sont d’abord et avant tout des êtres humains. Cessons donc de les discriminer. Alors oui, en effet, pourquoi pas Iel?

Commentaires

MRG a dit…
Pour ma part j’écrirais « elles » sans état d’âme. Je ne suis pas linguiste mais il me semble que « il », « elle », etc. sont des pronoms, c’est-à-dire qu’ils ne représentent ni mâle, ni femelle, ni non-binaire mais un nom qui les précède. Dans ce cas le nom est « personnes », féminin pluriel, donc « elles », quelque soit le genre, le sexe biologique ou l’orientation des personnes concernées.

Mais je reconnais bien là ton goût du contrepied: woke de droite, c’est très fort :-D
Unknown a dit…
Homme dans une profession à 98% féminine, je dis « elles » même quand il y a des garçons, par effet de masse et ça me paraît logique. Mais lorsque j’écris à propos du métier en général, je respecte l’aspect « neutre » ou plutôt non marqué.

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