Syllabons

L’écriture fait partie de la langue. L’apprentissage de l’une est indissociable de celui de l’autre.

La lecture consiste à identifier les mots sous leurs formes écrites. L'opération suppose que la forme orale soit déjà connue. Il ne suffit pas pour cela qu'elle ait été déjà entendue, il faut encore qu'elle soit rattachée à un contenu sémantique, à défaut de quoi elle reste un bruit.

L’aptitude à lire et à écrire que peut développer un sujet (enfant ou adulte allophone) est ainsi étroitement conditionnée par sa connaissance de la langue orale. En retour, l’apprentissage de la lecture-écriture va affiner et enrichir sa conscience phonétique. En distinguant des mots très proches (en particulier ceux formant des paires minimales : sont/font, son/sans, pont /bon, pain/bain…), il devient capable de reconnaître et utiliser davantage de mots.

En français, la forme écrite des mots ne se déduit pas seulement de leur forme orale, elle est déterminée aussi par leur sens. Quant aux correspondances grapho-phonologiques, elles présentent elles-mêmes un caractère tellement irrégulier qu’il paraît illusoire de fonder l’apprentissage de la lecture-écriture sur la connaissance d’un code.

L’irrégularité de notre système d’écriture se constate par le fait que (i) le même son (phonème) n’est pas toujours marqué par la même lettre, en même temps que (ii) la même lettre ne marque pas toujours le même son. Mais aussi (et surtout) par le fait que (iii) le nombre de sons dont se compose un mot ne correspond pas toujours à celui des lettres.

Le risque est que les élèves intelligents finissent par reconnaître des mots en fonction du contexte, sans avoir une conscience claire et distincte ni de leur forme orale ni de leur forme écrite. Car alors leur compréhension des textes restera approximative, et ils se montreront incapables d’écrire à leur tour les mots qu’ils ont lus.

La méthode Syllabons d’apprentissage de la lecture-écriture propose de considérer les mots tout à la fois pour
  • ce qu’ils donnent à comprendre (contenus sémantiques),
  • ce qu’ils donnent à entendre (des sons),
  • ce qu’ils donnent à voir (des lettres).

L’activité d’apprentissage consiste à comparer de manière aussi précise que possible la forme orale et la forme écrite des mêmes mots. Pour cela, l’élève s’exerce à un codage colorié des mots qui fait apparaître
  • en bleu, les phonogrammes vocaliques,
  • en rouge, les phonogrammes consonantiques,
  • en violet (et italiques), les phonogrammes semi-consonantiques,
  • en gris, les lettres muettes.

Le but de l’apprentissage n’est pas seulement ici que l’élève soit capable d'identifier des mots. Il faut encore qu'il sache les épeler sans erreur.

Le matériel proposé se compose d’un lexique (Dico) en cours d'élaboration, auquel sont agrafés des “clips” composés chacun de 3 diapositives.

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